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Pierre-André Térisse,
directeur général Finances de Danone, commente les résultats de l'année 2010Les indicateurs par Pierre-André Térrise
Entretien du 18 février 2011
Le groupe communique sur des indicateurs financiers non définis par les normes IFRS et en données comparables hors impact des variations de taux de change et de périmètre A FAIRE APPARAITRE AU MOMENT DE LA 1ERE INCRUST’/ 1ER CHIFFRE Donc les réalisations fortes de l’années 2010 dans le fond il y en a 3 : La première c’est que, dans une année, qui a été, au total, compliquée, en termes notamment de pression sur les coûts avec 10% d’inflation des coûts matières, et notamment 10% d’inflation du prix du lait, avec la fin de l’impact des programmes RESET à gérer, et donc les effets négatifs sur les prix qu’il a pu avoir…dans ce contexte-là , on aura réussi, premièrement, à stabiliser la marge Marge Opérationnelle Courante : 15,16%, +3pb et deuxièmement ressortir vers la fin de l’année, donc au 4e trimestre, avec une dynamique qui reste forte sur nos quatre métiers. Croissance du CA net : 6,9%
C’est le cas des Produits Laitiers Frais qui ont cru à plus de 5% en croissance organique sur le 4e trimestre, c’est le cas de l’eau dont on peut dire qu’elle aura vraiment réussi à opérer la fin de son redressement dans le courant de l’année 2010. C’est le cas de la division nutrition infantile, qui finit l’année à quasiment 10% de croissance. C’est le cas de la nutrition médicale, qui finit l’année à quasiment 8% de croissance. 0Croissance du CA net des Produits laitiers Frais : +6,5% des Eaux : +5,3% de la Nutrition Infantile : +8,9% de la Nutrition Médicale : +9%
Donc, une année où l’on a été capable, à la fois, de stabiliser la marge en face de coûts matières qui étaient en forte croissance et dans le même temps de terminer l’année avec une dynamique de croissance forte et, de ce point de vue là, l’entrée dans 2011 est évidemment rendue beaucoup plus facile même si le contexte reste compliqué ; rendu beaucoup plus facile par cet élan et cette dynamique. Ça c’est le premier événement.
Le deuxième fait marquant, c’est évidemment, l’internationalisation du groupe. On l’a montré maintenant de manière répétée, le groupe compte 49% de son chiffre d’affaires, donc pratiquement la moitié, on peut dire la moitié à partir du mois de janvier, dans les pays émergents… et par ailleurs, en Amérique du Nord, ce qui veut dire 60% de notre chiffre d’affaires dans des pays qui sont des marchés, ou des marchés en forte croissance, et ça, c’est évidemment une évolution majeure. Près de 60% du CA de Danone avec Unimilk est réalisé dans les pays à plus forte croissance ou à plus fort potentiel: 49% dans les pays émergents et 10% en Amérique du Nord.
Nous avions deux fois moins, c’est-à-dire 30% de notre chiffre d’affaires, dans des pays à forte croissance, il y a 10 ans, et donc la géographie du groupe est en train de se bouleverser.
Elle s’est bouleversée plus encore cette année, sous l’effet de l’acquisition d’Unimilk, qui est un réservoir de croissance et un réservoir de productivité, qui est absolument immense pour le groupe…et qui va être une opportunité qui va nous permettre de continuer à croître de manière rentable dans les 1, 2, 3, 4, 5 années, qui viennent de manière très significative et d’asseoir notre position, et donc notre développement, dans un territoire qui reste un des territoires mondiaux à fort potentiel. Depuis la joint-venture Danone-Unimilk, la Russie est le 1er marché du groupe avec 11% du CA.
Donc croissance à l’internationale très forte et en même temps avec un modèle qui est un modèle qui est en relatif relativement peu risqué. Pourquoi peu risqué ? Parce qu’aucun de nos pays ne représente plus de 10%, 11% pour ce qui concerne la France et la Russie, de notre chiffre d’affaires. Tous les autres représentent 4, 5, 6, 8 % et donc 11% maximum, ce qui veut dire qu’on a une diversification, en termes de portefeuilles, qui limite les risques et par ailleurs, la plupart de nos opérations sont des opérations locales, c’est-à-dire qui achètent du lait localement, qui le transforment localement et qui vont le vendre localement. Du point de vue des devis, c’est évidemment un type d’organisation qui est très important et beaucoup plus sûr que ne peuvent l’être des organisations centralisées, avec de la production centralisée. Les CA desprincipaux pays en %: France : 11% Russie : 11% Spain : 8% USA : 8% Mexico : 5%, suivi par l’Indonésie, la Chine et le Brésil. (03 :17)
Troisième événement, il passe un peu inaperçu, et on pourrait s’en lasser, mais en réalité, ça reste une vraie très bonne performance : la croissance du cash-flow opérationnel : 20% cette année, 20% à nouveau, après 20% en 2009, après 20% de croissance en 2008. Free Cash Flow : +20% en 2010 (1 713 M€) +21% en 2009 (1 427 M€) +20% en 2008 (1 183 M€) €
Ce qui veut dire que nous sommes sur des dynamiques de croissance du cash qui sont extrêmement fortes : ce qui est la conséquence de deux choses. D’abord d’amélioration de la gestion du besoin en fonds de roulement très significatif et notamment dans la division nutrition infantile, qui est notre nouvelle division, et que nous allons bien évidemment poursuivre, à la fois dans la nutrition médicale, dans la nutrition infantile, sur nos business existants et évidemment chez Unimilk, qui est notre nouvelle plateforme. Et d’autre part, à travers un focus constant des équipes sur la problématique de la génération de free cash flows. Pourquoi ? Parce qu’elle nous permet d’une part, de traduire nos performances opérationnelles en performances financières ; d’autre part, de continuer à dégager des moyens que nous pouvons réinvestir dans la croissance, et puis, dernièrement, de rémunérer nos actionnaires, de le faire à travers du dividende, que nous allons proposer sur des niveaux de 1,30€ par action lors de l’assemblée générale, ce qui représente une augmentation de 8% par rapport à l’année dernière. Dividende par action : 1,30€ En hausse depuis 30 ans
Et je crois donc que 2010 reflète, reflète bien, la confiance de nos actionnaires, à la fois dans notre politique financière et dans la performance de notre business tout au long de l’année et dans nos perspectives, évidemment, sur 2011. Incrustation carton final : Objectifs 2011 : Croissance des ventes de 6 à 8%, Progression du free cash flow et de la marge opérationnelle

