Cette rubrique est consacrée aux hommes et aux femmes de Danone, à leurs projets, leur engagement et leur enthousiasme. Au fur et à mesure, elle s'enrichira des histoires qui, ici et là, créent l'histoire de Danone. Avec leurs mots, leur style, leur identité, ils nous font vivre et partager ce qui, au quotidien, les anime.
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L'engagement chez danone par Muriel Pénicaud, directrice générale ressources humaines
L’année 2010 nous a permis de vérifier une fois de plus que vraiment l'engagement, l’engagement de nos salariés, celui des Danoners a un lien extrêmement profond avec notre performance. C’est une belle année de performance, et c’est une belle année d'engagement. Nous avons pu le mesurer puisque dans l'enquête annuelle que nous faisons auprès de l’ensemble des salariés, nous avons vu que 87 % des 95 000 Danoners montrent un niveau d'engagement extrêmement élevé. Ce qui nous met au top de la grande consommation, mais nous met aussi dans le groupe des entreprises les plus performantes en matière d'engagement dans le monde, tous secteurs confondus. Alors c’est très confortant, on connaît ce lien avec la performance, mais c’est aussi une grande responsabilité car ça suppose de maintenir ce niveau d'engagement ; et pour cela, nous avons réalisé un certain nombre de choses en 2010 qui continueront en 2011, et qui sont fondamentales pour l'engagement des Danoners. La première chose, c’est vraiment investir sur les hommes. Le double projet, c'est la conviction vérifiée par l'expérience qu’en investissant sur les hommes, sur le développement des hommes, sur leurs motivations… et bien eux vont s'investir et apporter la croissance et la performance. Dans cet esprit, nous avons lancé donc, fin 2009, le Danone Leadership College, qui est une fantastique aventure de formation, mais plus que ça, de développement individuel et collectif pour les 15 000 Team leaders, c'est-à-dire tous les gens qui ont une responsabilité de management d’équipe dans le monde, du comité exécutif au superviseur de ligne dans les usines. Et plus de la moitié d'entre eux sont déjà entrés, cette année, dans 110 de nos sociétés, en formation, en dynamique d'atelier de mobilisation de leurs compétences de leader, de développement de leurs compétences leader autour du projet de l'entreprise. Un deuxième exemple de l'engagement que nous prenons vis-à-vis des Danoners et qu'ils prennent vis-à-vis de nous, c'est la sécurité et la santé au travail. C’est l'assurance pour chacun de pouvoir rentrer chez soi sain et sauf. C’est pour cela que nous avons encore renforcé nos programmes en matière de sécurité au travail. C’est un effort continu depuis des années, et en 2010 nous avons franchi une nouvelle étape en baissant le taux de fréquence, c’est à dire le nombre d'accidents par heure travaillée, de 23 %. Nous avons, notamment, fait un effort très important en matière de distribution physique et dans les pays émergents où nous avons d'excellents résultats dans plusieurs de ces pays. Un des aspects très fort aussi de ces fondamentaux, c'est la santé de façon générale, l'accès aux soins de santé et c'est pour cela que nous avons lancé un programme, Dan-cares qui a pour objectif une grande ambition, très novatrice, c'est d'apporter une couverture santé de base à tous les salariés de Danone dans les pays émergents où aujourd'hui, très souvent, il n'y a pas de système ou un système très pauvre de recours aux soins de santé. Nous avons décidé d'apporter dans chacun de ces pays, d'ici trois ans, sur mesure par rapport à chaque pays, une couverture santé à l'ensemble des salariés. On l'a déjà expérimentée en Indonésie depuis deux ans et évidemment, ça a un grand effet de progrès social, mais aussi un grand effet en termes de marque-employeur, en termes de rétention, en termes de fidélité et en termes de motivation. Donc l’engagement des Danoners qui permet la performance, repose sur ces fondamentaux et sur ces perspectives de développement de chacun dans sa carrière et dans sa formation. Nous avons aussi une source d'engagement qui est l’engagement collectif dans les manières de travailler. Là aussi 2010 a été une année avec quelques innovations importantes, par exemple dans les manières de travailler, dans la culture de réseau qui est très importante chez Danone, nous avons apporté la technologie pour supporter la culture et notamment nous avons créé un réseau interne. C’est comme une sorte de mélange de Wiki et de Facebook internes et qui en 6 mois, a déjà permis la création de 200 communautés organisées dans toutes les fonctions, dans le monde. Donc ça montre que la culture et la technologie peuvent, ensemble, permettre d'apporter de nouvelles manières de travailler. Danone s'engage avec ses Danoners, mais aussi avec l'ensemble de ce que nous appelons notre écosystème. L’entreprise ne se développe pas dans un désert, elle se développe aussi parce que ses fournisseurs, ses distributeurs, son environnement, dans ses territoires se développent aussi durablement. C’est pour cela que, dans le cadre du Fonds écosystème, cette année, nous avons décidé de renforcer et de systématiser un certain nombre de choses que nous faisons avec les entreprises qui travaillent par, avec, et pour Danone tous les jours. C’est dans les gènes de l’entreprise mais nous sommes en train de lui donner une dimension plus forte. Par exemple, dans le domaine du sourcing, c'est-à-dire de l'achat de lait, nous avons mené plusieurs initiatives en France, au Mexique, au Brésil, en Ukraine, bientôt en Égypte, qui montrent que lorsqu'on investit sur le développement économique des fermiers pour leur permettre d'être plus productifs, d’intégrer les dimensions d'environnement et de santé et de se développer durablement, et bien en même temps cela a une valeur pour le consommateur, une valeur pour Danone. Et en aidant ces fermiers à se développer, nous sommes en train d’aider le business model de Danone aussi. De la même façon le Fonds écosystème a financé des projets dans le domaine du recyclage, notamment pour créer des filières de recyclage du RPET dans des pays où il n'existe aucune filière de collecte et de recyclage. Et ce, en créant des milliers d'emplois pour des gens qui aujourd'hui sont des chiffonniers. Il y a donc un côté social et un côté économique en créant des filières de recyclage. Troisième domaine : dans la distribution, le Fonds écosystème a permis de financer des expérimentations, de nouvelles formes de distribution de proximité notamment dans des zones où aujourd'hui on a aucun accès de distribution, en utilisant le porte-à-porte, les bateaux pour aller sur des îles… toute une série d'innovations pour aider à développer des filières de distribution qui sont en même temps des filières d'emploi. Quatrième exemple, dans l'aide et le soutien aux personnes âgées à domicile, il y a beaucoup à faire dans beaucoup de pays, là aussi ce sont des filières économiques qui n'existent pas toujours et en renforçant, ou en créant quelquefois cette filière, et bien on contribue au développement économique dans ces pays et aussi au développement social. Ces exemples qui représentent maintenant 20 projets déjà enclenchés montrent une chose, c'est qu'en reliant l'engagement de l'entreprise, le développement économique et sociale des PME autour de nous et l’engagement des Danoners, et bien il y a une très grande robustesse à ce modèle de développement durable. Donc l'engagement de Danone vis-à-vis de ses Danoners, l’engagement Danone vis-à-vis de son écosystème, c'est aussi ce qui fait la fondation de l'engagement de toutes ces parties prenantes dans notre propre développement.
