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produits laitiers frais
N°1
Activia pouring, so breakfast !
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Zoom paysUSA : une business sucess story
Actimel : publication des résultats d'une nouvelle étude clinique
Danone Dahi : un yaourt accessible, adapté aux besoins nutritionnels des enfants en Inde.
Le soja ? Les Espagnols disent oui
Le saviez-vous ?
Qu'est-ce qu'un MICRUB ?
Microbiote intestinal et probiotiques,
nouveau champs d'exploration,
par le Pr Olivier GouletN°1
Danone est le n°1 mondial des produits laitiers frais.
Activia pouring, so breakfast !
Idéal au petit-déjeuner, parfait sur les fruits ou les céréales, Activia à Verser a été initialement lancé au Royaume-Uni et en Irlande, puis en France en 2010. Il est disponible en brique de 950 g, nature, à la fraise ou à la vanille.
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Les USA, la Russie, le Brésil et le Mexique affichent une croissance des ventes supérieure à 10% en 2010.
Zoom paysUSA : Une business success story
En novembre 1941, Daniel Carasso débarque aux Etats-Unis où il rachète une petite entreprise de yoghourts créée par des Grecs. Il se pose alors la question du nom de la marque à apposer sur ses yaourts : le nom Danone ne va pas, les Américains vont prononcer « Dainone ». Il est décidé alors d'enlever le "e" et de mettre deux "n" pour que les Américains prononcent «Danone ». En 1942, est fondée, à New York, la Dannon Milk Products Inc., qui rejoint le groupe au moment du rachat par BSN. C'est toujours sous le nom de "Dannon" que Danone développe les produits laitiers frais aux Etats-Unis où il enregistre aujourd¹hui un taux de notoriété de 95% auprès des Américains ! Si Dannon enregistre des scores très élevés en termes de notoriété, de parts de marché (près de 38%) et de croissance (+18% en 2010 sur un marché global en hausse de 8% seulement), les produits laitiers frais sont loin d'être entrés dans la culture alimentaire américaine. En effet, un Américain consomme en moyenne 5 kilos de yaourt par an et de façon sporadique, un Canadien 10, un Argentin 15, quand un Espagnol frôle les 24 et un Français 35 kilos !
Ainsi, la filiale américaine a décidé de façon très volontariste de faire entrer le yaourt dans tous les foyers. Et, préalable à cet objectif, un investissement important a été engagé auprès des 1250 salariés pour les former : avec une moyenne de 68 heures de formation par collaborateur en 2010, Dannon affiche un des taux les plus forts du groupe. Plusieurs actions sont mises en place afin de converger vers cet objectif :
- l'innovation tout d'abord : un axe majeur pour amener les consommateurs, quel que soit leur âge, à découvrir le plaisir des produits laitiers frais. Par exemple, le lancement de nouveautés comme les desserts Activia, les yaourts à la grecque aromatisés ou les extensions de la gamme Danimals/Dan-o-nino pour adolescents et enfants, des produits laitiers enrichis en calcium et vitamine D. Ces derniers ont connu un engouement tout particulier, notamment grâce au lancement du yaourt en tube Danimals Coolision, qui se mange sans cuillère et propose l¹association de deux parfums fruités.
- autre levier : améliorer la visibilité des produits Dannon dans les points de vente. Désormais présent sur tous les segments de marché, des yaourts traditionnels aux yaourts allégés ou pour enfants, Dannon collabore étroitement avec les principales enseignes de la distribution américaine, encore très nombreuses et très segmentées, pour faciliter le repérage de toutes ses catégories, organiser les linéaires par grandes familles et expliquer le positionnement de chacune.
- enfin et surtout, l'optimisation de la visibilité de l'offre va de pair avec une meilleure information auprès des consommateurs qui la connaissent encore peu ou mal. Cela passe par une information de proximité dès le rayon et directement sur les packs et des offres d'essai. C'est également à travers le web que Dannon s'adresse aux internautes américains en créant des sites dédiés aux marques et des blogs pour ouvrir le dialogue. Cette politique volontariste s'est déjà traduite en 2010 par l¹augmentation des capacités de production de trois usines de Danone sur les cinq présentes sur le territoire américain.Actimel : publication des résultats d'une nouvelle étude clinique
Danone a annoncé en juin les résultats d'une étude clinique publiée dans European Journal of Clinical Nutrition, montrant que la consommation d'un produit probiotique contenant la souche L.CASEI DN 114 001 (Actimel) est susceptible de réduire l'incidence d'infections communes chez les enfants. Cette étude a été réalisée au cours de l'hiver 2006-2007 sur 638 enfants en bonne santé, âgés de 3 à 6 ans, sous la direction du Dr Daniel Merenstein de Georgetown University School of Medicine (GUSOM), Washington (USA).
+ sur : www.etudes.danone.comDanone Dahi : un yaourt accessible, adapté aux besoins nutritionnels des enfants en Inde.
Danone Inde a lancé Dahi, une gamme de yaourts enrichis en micro-nutriments, pour répondre aux besoins nutritionnels locaux. Chaque pot contient la teneur recommandée en fer, zinc et vitamine A, le tout à un prix abordable : 27 roupies (0,44€) pour 400 g et 14 roupies (0,22€) pour 150 g. La gamme existe en 2 versions : nature et aromatisée.
Le soja ? Les Espagnols disent oui
Lancé en 2006, Savia au soja continue de se développer avec une progression des ventes de 20% en 2010. Savia détient plus de 80% de parts de marché et occupe la place de leader sur ce segment en très forte croissance. En Espagne, 37% de la population a déjà consommé un produit au soja.
Le saviez-vous ?
Qu'est-ce qu'un MICRUB ?MICRUB pour Mexique, Indonésie, Chine, Russie, USA, Brésil, six pays à très fort potentiel de croissance pour Danone. S'ils affichent déjà des taux à deux chiffres, la consommation annuelle de produits laitiers par habitant encore faible ouvre de belles perspectives. Ils représentent 60% du chiffre d'affaires de Danone.
Microbiote intestinal et probiotiques, nouveau champs d'exploration, par le Pr Olivier Goulet
La flore intestinale devient un axe de recherche extrêmement prometteur. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?Dans microbiote, vous avez 2 éléments, micro, microscopique, microbe et biote, vie. Donc il faut considérer le microbiote comme un monde vivant à l’échelon microscopique. Alors qu’est-il ce microbiote ? Il est bien entendu fondamental, vous l’appréciez quantitativement, c’est 100 000 milliards de bactéries, soit 10 fois plus que ce que nous avons nous-mêmes de cellules dans notre organisme. Alors on a dit microbiote, il y a vivant, et là il faut s’arrêter car cette vie en nous cette cohabitation, elle a un nom on l’appelle symbiose c’est –à-dire une sorte de vie en commun. Et en effet notre microbiote fait partie de nous, nous appartient et nous permet de nous maintenir en bonne santé. ce microbiote il a en quelque sorte une dimension anthropologique donc il est fondamental pour nous et il faut le garder de toute sorte d’agression et l’agression du microbiote elle a plusieurs facteurs. nous avons des risques d’agression de notre monde vivant intérieur alors j’en cite 3 ; d’agression ou de modulation : le 1er ce sont de vraies agressions infectieuses. Vous avez une bactérie ou un virus qui va modifier de façn aigue mais parfois très durable votre quotidien. Vous avez de façon plus sournoise et au quotidien l’alimentation. Des études très précises ont montré que suivant le type d’alimentation ou suivant le type de consommation régulière d’un produit ou un autre vous modifiez le microbiote 3èmement il y a quelque chose qui est plus connu, ce sont les antibiotiques. Et bien les antibiotiques sont des tueurs, ce sont des tueurs réels de bactéries c’est d’ailleurs leur ^rôle c’est ce qu’on leur demande. Le problème c’est qu’ils sont peu sélectifs. Ils vont peut-être tués les bactéries indésirables à un moment donné mais ils vont tué plein de bactéries qui se trouvent précisément dans le microbiote créant les conditions du déséquilibre et donc de ce qu’on appelle cette dysbiose intestinale.
Quelles sont les possibilités d’agir sur ce microbiote ?Les bactéries, on a toujours l’impression que c’est des méchants et effectivement les bactéries peuvent être responsables de maladies. Néanmoins il y a des bonnes bactéries, et ces bonnes bactéries elles ont un nom : on les appelle des probiotiques. Les probiotiques relèvent d’une définition, sont des micro-organismes, qui sont le plus souvent des bactéries mais pas toujours, ça peut être des micro-champignons qui ont des effets bénéfiques sur la santé de l’homme lorsqu’ils sont ingérés vivants. Vous avez avec un collectif scientifique européen écrit un article au titre intriguant : le « Socratic dialog ». Pouvez vous nous en parler ? Le « Socratic dialog » que vous évoquez c’était un grand moment parce qu’effectivement nous nous sommes retrouvés un panel d’experts, appelons-les comme ça, européens venant de différents horizons non seulement géographiques mais aussi de sensibilités, moi par ex. je suis pédiatre, d’autres étaient médecins d’adultes, d’autres étaient plus microbiologistes donc grande richesse dans le panel. Et si ça s’appelle « Socratic dialog », Socrate pour moi, c’est une référence à la sagesse. Donc l’objectif c’était de faire sagement, honnêtement, consciencieusement l’état des lieux. Sur un sujet comme les probiotiques, on a l’impression qu’il y à la fois, parfois, si vous voulez, excès d’enthousiasme et à la fois éxcès de scepticisme donc un des objectifs était de, ce que je dis, l’inventaire, l’état des lieux. l’ensemble des experts s’est entendu pour considérer qu’effectivement dans un certain nombre de situations, qu’il s’agisse de la prévention ou du traitement de certaines diarrhées infectieuses, que certains probiotiques avaient une efficacité. Que dans les troubles fonctionnels intestinaux aussi. Que dans l’entérocolite du nouveau-né qui est une maladie gravissime également. Mais je suis obligée de faire une précision, c’est essentiel de considérer que c’est pas un probiotique qui ferait tout, magique probiotique, c’est des probiotiques sélectionnés, testées et testés bien entendu dans des situations humaines, c’est ce qu’on appelle les essais cliniques,qui vont permettre d’apporter la preuve de l’efficacité. Et ce que tel probiotique est capable de faire, l’autre probiotique, d’une autre souche, ne le fera pas aussi bien.
On nous dit également que les probiotiques pourraient réguler l’immunité intestinale. Il est important d’en ingérer à travers notre alimentation ?Lorsque nous venons au monde nous n’avons pas du tout de bactéries. Nous sommes ce que l’on appelle « junk free » , c’est-à-dire sans bactéries. Et jour après jour, voir heure après heure, le nouveau né va être colonisé. Cette colonisation dépend du mode d’accouchement, césarienne ou voie basse, de l’alimentation, de l’environnement, de la prise ou non d’antibiotiques et ça va déterminer la colonisation. Les travaux les plus récents, disons de ces 10 et 20 dernières années ont montré que le microbiote influençait deux grands aspects de notre développement au niveau digestif. Premièrement, des fonctions : la motricité digestive, le développement des vaisseaux au niveau digestif, le développement de la muqueuse mais également le développement du système immunitaire associé à l’intérieur de l’intestin. Donc il est logique de faire le lien entre le microbiote, l’immunité et par conséquent les probiotiques puisque les probiotiques sont capables de moduler le microbiote.
Peut-on dire que les aliments qui contiennent des probiotiques ont démontrés que ce sont des aliments sur pour la population en général, voir même pour des patients ?Les probiotiques, leur définition c’est d’être sur. Les aliments contenant des probiotiques, il est clairement démontré, et en référence à notre groupe socratic nous avons affirmé, je dirais, haut et clair, que les aliments étaient surs.
Pour conclure, quels sont selon vous les enjeux des probiotiques demain ?Je crois que le 21ème sicle sera celui de l’utilisation des connaissances acquises en génétiques et en immunologie à travers le microbiote. Et que le 21ème siècle sera celui du microbiote comme le 20ème dans sa dernière partie a été celui de la génétique et de l’immunologie. Le microbiote fait partie de nous. Il nous appartient comme nous avons nos cheveux, notre peau qu’il nous convient de préserver ; c’est un capital santé considérable. Donc j’aurais envie d’inviter tout un chacun à s’approprier son microbiote comme quelque chose de précieux, comme quelque chose d’utile, somme quelque chose de bénéfique et non pas comme un danger potentiel, de le respecter, et d’utiliser à chaque fois que c’est possible tous les moyens pour augmenter son effet bénéfique que je qualifierais de générosité.
